Les conquêtes de César

Avec cet article, j’inaugure une nouvelle catégorie : les conquêtes de César. J’envisage de te parler ici de l’évolution de notre p’tit Prince, notre 3ème enfant, notre garçon. J’espère que tu prendras autant de plaisir à lire ces posts que ceux relatant les bons mots de Mlle Olympe et les humeurs de Miss Néphélie.

 

Tous les enfants ont une place spécifique dans leur famille. Egalement, on n’éduque pas ses enfants d’une même fratrie de la même façon. C’est une réalité. Premièrement parce que nous, parents, on change, on évolue, on apprend. Deuxièmement parce que nos enfants sont différents. Et c’est ça aussi le plaisir d’être parent : c’est grandir avec son enfant. C’est chercher ensemble des manières de communiquer, d’entrer en relation et surtout de s’aimer.

 

Je me rappelle parfaitement les 1ers jours de vie de mes trois enfants. Dès leurs premiers pleures, tortillements, grimaces, je recherchais comment les aider, comment réagir et me comporter. Je tentais des câlins, des postures et scrutais la réactions de mon nouveau né. Les caresses sur son vente le soulageait-il ? Est ce que ce rictus signifie bien qu’il a faim ? Préfère-t-il se lover dans mes bras en berceau ou le peau à peau ? Depuis leur naissance, je n’ai de cesse de chercher avec eux ma manière d’être LEUR mère, la plus respectueuse et aimante maman dont ils ont besoin.

Au fil des mois et des années, avec mes 2 aînées, nous avons appris à nous connaitre et à interagir dans le respect des uns des autres. Ainsi, par exemple, pour m’imposer auprès de Mlle Olympe, il convient que je passe par le jeu : es tu capable de mettre ta chaussette plus rapidement que moi je mets la mienne  ? Autre exemple : pour désamorcer une crise avec Miss Néphélie, il suffit d’un sourire franc, un regard bienveillant et d’une main chaleureuse posée sur son épaule. Je sais que ce qui fonctionne avec l’une ne marche pas sur l’autre.  Je l’ai appris. J’ai testé (je teste encore d’ailleurs) des manières de faire, des postures et en fonction d’elles de leur réaction, de leur réponse, nous avons réussi à nous apprivoiser, nous comprendre, nous respecter et donc nous aimer.

 

Avec mon petit César, 4 mois 1/2, on est dans cette phase de « connaissance mutuelle ». On apprend à se connaitre, à se comprendre. Et je dois avouer que pour la 1ère fois, je suis en difficulté. Certes, sa place dans la famille est particulière : c’est notre 3ème et dernier enfant (très probablement). C’est aussi un garçon qui arrive après 2 filles. De plus, me concernant, je ressens moins de culpabilité vis à vis de lui : même si je lui ai transmis ma mutation génétique (BRCA1), les conséquences sur sa vie seront minimes. Est ce ces raisons qui expliquent mon désarroi ?

Concrètement, ça donne des situations dans lesquelles je ne sais pas comment réagir et/ou tout ce que je tente n’induit pas chez mon enfant la réaction que j’attends / espère. Par exemple : alors que César fait des nuits de 19h à 7 h depuis ses 2 mois, il se réveille toutes les nuits 1 à 2 fois depuis 15 jours. Il s’éveille (souvent entre 3h et 4 h) et nous appelle. Quand on passe la tête par dessus son petit lit, il nous accueille avec de grands sourires et de l’excitation. La tétine ne le calme pas. Mettre une veilleuse, un mobile, ne le rendort pas. Décaler son heure de coucher ne change rien. Le porter en écharpe toute la soirée pour le rassurer et le combler n’est pas non plus la solution. Je sèche. Surtout qu’en conséquence, je suis très fatiguée. J’ose à peine l’écrire et encore moins le dire mais, je suis épuisée par ces levés nocturnes. Ces 45 minutes à le bercer, me lever, me relever m’usent. Mais je tiens bon. Je me rassure en me disant que ça va passer. Mais si ce n’est pas le cas  ? Jusqu’où je peux tenir sans que cela ait des conséquences sur ma vie de famille ? Quand doit je admettre que je peux pas aider mon enfant et dois passer le relais à mon homme (qui lui travaille rappelons le) ? Quand admettre mon impuissance ? Vais je malgré tout continuer à aimer cet enfant qui me prive de sommeil ?

Clairement, César n’a pas faim, n’a pas froids, n’a pas peur, n’a pas la couche sale. Je devrais être en mesure de le laisser nous appeler, trouver par lui même sa solution et se rendormir PAR LUI MEME. Je devrais. Je sais qu’il a besoin aussi de tester un minimum ses capacités à se rassurer par ses propres moyens. C’est une phase importante pour son bien être. D’ailleurs, c’est ce que j’ai fais pour les filles, je m’en souviens. Oui mais là, je ne peux pas. Ce n’est pas que je ne VEUX pas mais je ne peux pas le laisser appeler au risque qu’il réveille tout le monde ! Et puis, je n’aime pas l’idée de le laisse nous appeler sans avoir de réponse. Peur qu’il se sente abandonné, seul. C’est con. C’est bête. C’est la première fois que je ressens ça.

Et puis finalement, pourquoi il n’aurai pas le droit de se réveiller ? Il n’y a pas de règles célestes qui lui interdise d’ouvrir les yeux entre 20 h et 7h !

 

Alors oui, chaque enfant a une place particulière dans la fratrie. Alors oui, on élève différemment nos enfants parce qu’on est pas le même parents du fait de l’expérience, du moment de sa vie. Mais ce ne signifie en rien qu’on est meilleur à chaque nouvel enfant. En fonction de lui, en fonction des circonstances, tout est remis en cause et à nous de retrouver nos marques, retrouver un équilibre. Sans cesse se requestionner. Ne pas rester sur ses acquis.

 

Et bien, je dois vous l’avouer : j’adore ça !!

 

Claire, la nana fatiguée qui cherche encore comment aider son bébé de 4 mois à refaire ses nuits pour le bien être de toute la famille et qui doit contacter l’ostéopathe demain…..

 

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2 réflexions sur “Les conquêtes de César

  1. Bonjour Claire, je vais essayer de t’aider un petit peu :sur mes 4 garcons, j’en ai eu 2 qui n’ont pas dormi :
    le segond Gaspard pendant 5 ans ( soucis de santé, nounou qui le faisait dormir toute la journée pour avoir le paix …) nous avons vécu l’enfer, je bossais, j’ai Fini en dépression nerveuse pendant presque 2 ans !
    Et puis, mon petit dernier LOUIS, et là c’était un peu comme pour le tien, je ne bossais pas, tout allait bien, mais toute les nuits, il m’appelait ! Je me levais pour qu’il ne réveille personne ( je cherchais une raison, mais la nuit, les enfants dorment a poings fermés et l’homme egalement !!!) donc, je pense que quelque part, j’induisais, j’autorisais Louis a continuer ! Jusqu’au moment ou j’ai senti que je n’allais plus tenir ( énervée, creuvée, 40 ans passés, 4 gamins… Je frôlais le burn OUT !) alors, un soir doucement en le couchant, je lui ai dit que cette nuit là et toutes les autres, je ne me lèverai pas, que j’étais juste dans la chambre à côté, qu’il ne craignait rien, mais que la nuit était faite pour dormir et se reposer ! Il m’ a appelée, , ca m’a fendue le coeur, mais j’ai tenu ! La nuit suivante, rebelote explications etc il m’a appelée mais moins longtemps, et le jour suivant encore moins et en quelques jours, c’était reglé ! Et cela a été beaucoup mieux pour moi, car ma fatigue induisit une anxiété vis avis de la nuit à venir et il le sentait, c’était devenu un cercle vicieux ! Voila, j’espère t’avoir aidée !
    A bientot
    Valérie/ Pimprenelle

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  2. aie aie aie , je compatis bien sur ^^
    je sais pas quoi te dire, en effet, pourquoi il se réveillerait pas ? hein ? c’est écrit ou ces règles ? uhuhuh
    et l’ostéo alors ?
    peut être aussi de l’homéopathie …
    enfin je peux pas t’aider, mais en effet, je vis la même chose 😀

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